Arts Plastiques

Arts plastiques et BIG DATA - 24 heures de ma vie au salon Educatec/Educatice

16 / 12 / 2019 | François Miquet

Le projet Arts plastiques et BIG DATA se décline durant toute l’année scolaire avec la classe de troisième C du collège Jean Perrin à Vitry-sur-Seine. Il repose sur une réflexion autour de la représentation de soi dans un monde où le numérique transforme et démultiplie nos identités. Ce questionnement sur l’identité numérique polyphonique soulève des interrogations sur la trace, l’empreinte qui est laissée en ligne dans nos usages d’internet au quotidien.

En ce sens, les questions qui se posent aux élèves sont multiples et complexes : quelles sont les données numériques que je produis dans mes usages quotidiens ? Quelles sont les identités numériques que je génère par mes usages ? De ce fait, quelles traces numériques reste-t-il de moi lorsque j’évolue sur les réseaux sociaux ? Ai-je le contrôle sur les données numériques que je produis ?

Dans le cours d’arts plastiques, nous abordons ces questionnements et tentons de ce fait de donner du sens aux habitudes numériques des élèves en essayant de faire émerger des représentations de ce que pourrait être les datas et par extension le BIG DATA.

En effet, la grande difficulté que nous rencontrons à l’heure actuelle est de rendre visible les processus complexes d’agrégation et de traitement des données en jeu dans le BIG DATA.

Ainsi, au-delà de la réflexion engagée, l’objectif de ce travail d’arts plastiques, tout au long de l’année scolaire, est de tenter de trouver des formes de représentations plastiques, visuelles de cette masse de données numériques qui façonne et oriente notre quotidien.

Pour ce faire, la matière première de ce projet est le quotidien des élèves. En partant de ce point, nous nous intéressons à la profusion de gestes, de postures, de déplacements qu’ils accomplissent pour en faire la source de leur démarche créative et réflexive autour des enjeux du BIG DATA.

L’évolution donnée à ce projet, au cours de cette année, s’oriente vers un travail autour de différents types de référencements possibles de ces gestes, postures, déplacements qu’opèrent les élèves dans leur quotidien. Les élèves sont donc amenés à penser à des mises en formes plastiques et numériques différentes selon le type de référenciation choisi (distance, température, luminosité, temps, sphère publique, sphère privée, etc...).

Ainsi, au fur et à mesure de l’année scolaire, le travail plastique des élèves s’étoffe de plus en plus pour faire glisser progressivement le projet d’une utilisation des datas (informations produites par l’individu formant son identité) à une utilisation du BIG DATA.

Le titre de l’atelier, au salon Educatec/Educatice, sera :

" 24 heures dans ma vie - Arts plastiques et BIG DATA "

En amont de cette séance qui dura 1 heure, les élèves devaient référencer, par les moyens plastiques et/ou numériques de leur choix, leurs gestes, postures, déplacements durant 24 heures.
Ce travail préalable de collecte des différents mouvements qu’opèrent leur corps durant 1 journée entière a servi de médium à la création numérique qui s’est effectué sur le salon Educatec/Educatice.

L’évolution donnée à ce projet, au cours de cette année, s’oriente vers un travail autour de différents types de référencements possibles de ces gestes, postures, déplacements qu’opèrent les élèves dans leur quotidien. Les élèves sont donc amenés à penser à des mises en forme plastiques et numériques différentes selon le type de référenciation qu’ils vont choisir (distance, température, luminosité, temps, sphère publique, sphère privée, etc...).

Ainsi, au fur et à mesure de l’année scolaire, le travail plastique des élèves s’étoffe de plus en plus pour faire glisser progressivement le projet d’un usage des datas (informations produites par l’individu formant son identité) à un usage du BIG DATA.

Arts plastiques et BIG DATA - 24 heures de ma vie