Arts Plastiques

Compte-rendu du groupe de réflexion du 25 novembre 2013 sur les épreuves de spécialité en série littéraire et les épreuves facultatives du baccalauréat d’arts plastiques

15 / 01 / 2015 | François Miquet

REUNION DU 25 NOVEMBRE 2013
Groupe de réflexion

Comment préparer les élèves à la question 3 de l’épreuve écrite (option obligatoire)

1-Textes de référence (extraits)
Bac

« Le candidat doit répondre à trois questions : la première l’engage à mener une analyse plastique de l’œuvre reproduite par le sujet. Les deux autres concernent les questionnements induits par cette même œuvre. »

Programme
Classes de première et terminale : culture artistique et histoire des arts
« En cycle terminal, il convient de consolider une méthode d’analyse d’œuvre. L’élève doit apprendre à décrire l’œuvre étudiée avec un vocabulaire approprié et spécifique, Il doit organiser sa réflexion autour d’axes d’études qui sont autant de notions plastiques fondamentales (sujet, couleur, composition, spatialité, etc.). Il doit apprendre à questionner le traitement de ces notions pour en faire apparaître le sens. Il doit enfin pouvoir progressivement situer cette œuvre dans l’espace et le temps, pour la mettre en relation avec d’autres œuvres ou mouvements qu’il connaît. »

L’œuvre
« L’œuvre est perpétuellement remise en cause dans ses fondements traditionnels comme unique, achevée et autonome. D’autres modalités de création se développent, tributaires du développement des objets et des images (production, reproduction, diffusion, etc.), dont les enjeux peuvent aussi être posés à travers la question du photographique. Instruments critiques et esthétiques d’une lecture de la modernité, les problématiques photographiques offrent des clés de lecture pour aborder les questions de l’œuvre. « Faire œuvre » engage le processus créatif de manière globale et ne se limite donc pas à la production d’une œuvre d’art. Il s’agit ici d’appréhender les dynamiques qu’entretient la création avec les éléments concrets qui consacrent ses réalisations : rapports à l’actualité artistique et esthétique, rapports aux étapes de la reconnaissance, condition de sa réception sensible dans les espaces culturels les plus ouverts.
Depuis les avant-gardes historiques, l’œuvre est confrontée à la production en masse des photographies.
Œuvre, filiation et ruptures
Ce point du programme est à aborder sous l’angle d’une interrogation de la pratique et de ses résultats formels au regard des critères institués à différentes époques. Être moderne ou antimoderne, en rupture ou dans une tradition. Penser sa pratique à l’aune des valeurs relatives au présent et dans l’histoire. Faire état de stratégie, goût, sincérité. Suivre, opérer des déplacements, transgresser, etc.
Le chemin de l’œuvre
Ce point du programme est à aborder sous l’angle d’une analyse du processus global qui fait suite à l’intuition et à la réflexion : la formalisation de l’œuvre engage les modes de sa diffusion, de son exposition et des commentaires qu’elle suscite. Ce cheminement de l’œuvre mobilise des rapports aux techniques et induit des choix plastiques déterminants pour porter l’œuvre en en servant le projet esthétique intrinsèque.
L’espace du sensible
Ce point du programme est à aborder sous l’angle de la relation de l’œuvre au spectateur. Comment réfléchir la mise en situation de l’œuvre dans les espaces de monstration, prendre en compte les éléments techniques classiques, du socle à la cimaise, jusqu’aux conditions les plus ouvertes, de la projection à l’installation ou tous autres dispositifs. Les conditions de la perception sensible (regard, sensation, lecture, etc.) sont à anticiper dans l’élaboration formelle du projet plastique.
L’œuvre, le monde
Ce point du programme est à aborder sous l’angle du dialogue de l’œuvre avec la diversité des cultures. Le contexte mondialisé de l’appréhension de l’œuvre met en tension la singularité culturelle qui préside à la création et la dimension globalisée des sensibilités qui lui assurent son existence. Cette tension entre la dimension locale et mondiale de l’œuvre en posera les enjeux éthiques et politiques afin de développer l’ambition d’une pensée humaniste. À travers sa pratique plastique, l’élève de terminale doit se doter d’outils intellectuels qui lui permettent l’exercice de la pensée critique et du discernement.
En relation avec cette question, un programme limitatif de trois questions renouvelables porte sur la mise en relation de trois œuvres importantes, choisies de manière à favoriser une étude approfondie (technique, plastique, symbolique et poétique). Les deux premières œuvres sont inscrites dans la production du XXème siècle, la troisième appartient obligatoirement à une période antérieure. »

2-Pistes
Alors que les deux premières questions sont balisées par le cours, la dernière ne sera vraiment bien traitée que si le candidat dispose d’une culture plus large et sait mettre en relation ce qui ne l’a pas forcément été en cours. En effet, les problématiques, les notions, le vocabulaire en jeu dans l’analyse plastique puis dans la question 2, centrées sur l’artiste et son œuvre, semblent assez évidentes pour le professeur. Par contre, il lui est plus difficile de prévoir quelles œuvres en dehors du corpus des questions limitatives seront les plus pertinentes pour le traitement de la question 3, tant sont vastes les possibilités.
Trois moments du cours ont été repérés pour préparer les élèves à cette troisième question : le cours
de culture, la recherche individuelle des références en pratique, l’écrit personnel dans le carnet de travail.

Histoire des arts

Les entrées transversales proposées , « œuvre, filiation et ruptures », « le chemin de l’œuvre », « l’espace du sensible », « l’œuvre, le monde », permettent, quel que soit l’artiste du corpus étudié, de mettre en relation les enjeux de sa création avec d’autres pratiques, d’autres œuvres, d’autres mouvements. Les notions qu’elles recouvrent sont des repères pour le professeur dans son choix d’exemples susceptibles de « nourrir » la troisième question, quelle que soit l’œuvre désignée par le sujet.

Pratique
« Dans l’enseignement des arts plastiques, culture et pratique sont mises en dialogue étroit et constant »
Les sujets de pratique renvoient d’une façon ou d’une autre à ce qui est étudié, observé, analysé en histoire de l’art.
Certaines références convoquées par l’élèves, cette fois plus personnelles car liées à leur propre production sont susceptibles d’être réutilisées à l’écrit de la troisième question. Pour cette raison, on pourrait encourager chaque élève à produire des écrits explicitant les relations entretenues entre son travail et certaines notions ou problématiques abordées dans les questions limitatives.
Ce travail enrichissant à la fois pour l’entretien et pour l’épreuve écrite peut trouver sa place dans le carnet de travail du candidat.
Le passage par l’écrit, permet en effet à la fois de conscientiser les processus d’élaboration de la pratique, d’affiner l’expression et l’articulation aux références, et ce autant pour l’oral de l’entretien que pour l’écrit de l’épreuve.

 

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